Turquie et Arménie : l’accord de Zurich ne règle pas tout.

Quelques jours seulement après la signature du Protocole de Zurich entre Turquie et Arménie, l’effervescence internationale retombe déjà, et les opinions publiques s’interrogent sur les effets réels qu’aura cet accord.

Retard au moment de la signature, annonces faite par le président turc de la réticence de son parlement à ratifier le traité, la majorité de la population turque contre cet accord… autant de signes qui ne peuvent tromper. malgré les signatures apposées au bas d’une feuille de papier, les relations turco-arméniennes ne s’arrangeront pas aussi rapidement qu’on le souhaite.

A cause de sa position au coeur d’un nid de dossiers internationaux épineus, l’Arménie peine à être soutenue par ses voisins. Et les encouragements des « pays de l’Ouest » (Franec, Etats-Unis…) pèsent peu face à cette hostilité. Certaines questions demeurent en suspens : questions du génocide ou de la réouverture de la frontière, qui auront des conséquences sur un plan non seulement régional, mais également européen.

Approvisionnement énergétique de l’Europe et relations internationales, ou encore la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe restent des questions ouvertes.

Chloé Chateau