Le Club de lecture : Les Demeurées de Jeanne Benameur

Jeanne Benameur, Les Demeurées - © Chloé Chateau

Jeanne Benameur, Les Demeurées – © Chloé Chateau

Jeanne Benameur, Les Demeurées, 2000

Par Chloé Chateau

La mère, La Varienne, c’est l’idiote du village. La petite, c’est Luce. Quelque chose en elle s’est arrêté. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d’amour. Invincible. L’école menace cette fusion. L’institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l’enfant à l’ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ?

C’est conseillée à la Boîte à Livres que j’ai acheté ce court roman pour une amie qui réapprend le français et m’a demandé de lui apporter des livres afin de s’entraîner. Le format court, les phrases courtes et assez simples aussi, m’ont séduites. Tout comme l’histoire, racontée par la libraire. « Jeanne Benameur c’est vraiment quelqu’un à découvrir », m’a-t-elle dit. Je veux bien y croire, mais je dois avouer que je n’ai pas accroché avec Les Demeurées. Le texte, épuré, se lit facilement (il m’a fallu une heure à peine pour le finir). Mais en le refermant, je me suis dit que contrairement à ce que la libraire m’ne avait dit, je pourrai facilement l’oublier.

En fait, je crois que c’est l’histoire qui m’a dérangée et déplu. Comme une célébration de l’ignorance (ATTENTION SPOILER après tout, c’est l’ignorance de la petite qui rend l’institutrice folle et finit par la tuer FIN DU SPOILER), Les Demeurées de Jeanne Benameur nous explique que le savoir peut rendre malheureux. En tous cas c’est le cas avec La Varienne et Luce, que l’école vient ébranler avec ses mots, des mots que la mère et la fille ne prononcent jamais. Pourtant, l’écriture efficace et pudique m’a séduite, elle. Pour moi, Jeanne Benameur ça sera à réessayer mais avec autre chose (heureusement, il y a de quoi).

Jeanne Benameur, Les Demeurées

Jeanne Benameur, Les Demeurées